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Les 7 plus grandes victoires des LGBT+ en France

Publié le 5 juin 2021

Célébrée pendant un mois mais constante à l’échelle d’une vie, la fierté d’être LGBT+ est constamment marquée d’événements divers et variés. Parmi eux, 7 grandes dates. 7 avancées. 7 victoires. Qui ont commencé par des combats et qui ne sont que le début. 

 

1791 - Fondement de la dépénalisation de l'homosexualité

La sodomie est un crime. Voilà ce que dit la loi française… jusqu’en 1791 ! Dans un contexte de Révolution et de rédaction de la Constitution, le député Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau présente le tout premier projet de Code pénal à l’Assemblée. Particularité : seuls “les vrais crimes” sont considérés comme hors-la-loi. La sodomie, comme tout les termes désignant les rapports homosexuels, ne sont plus mentionnés. Quelques mois plus tard, le Code pénal est adopté à l’Assemblée. La première pierre vers la dépénalisation de l’homosexualité en France est ainsi posée. 

 

 

1982 - Fin de la discrimination sur l’âge de la majorité sexuelle

La loi du 6 août 1942 fixe à 21 ans la majorité sexuelle des personnes homosexuelles et lesbiennes. A titre de comparaison, celle des personnes hétérosexuelles est fixée à 13 ans. En 1978, l’écart est une première fois réduit. La majorité sexuelle des personnes hétérosexuelles passe à 15 ans et celle des personnes homosexuelles et lesbiennes à 18 ans. Quatre ans plus tard, en 1982, l’écart disparaît définitivement. Gisèle Halimi et Robert Badinter. Voilà les deux personnalités à l’origine de cet alignement. La majorité sexuelle est désormais fixée à 15 ans pour tou.te.s. 

 

1990 - L’homosexualité n’est plus une maladie mentale

Si vous connaissez le 17 mai comme la journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la lesbophobie, la transphobie et la biphobie, il faut savoir que cette date a été choisie pour commémorer une décision de l’Organisation Mondiale de la Santé. Le 17 mai 1990, l’OMS raye l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Pas de diagnostic, pas de soins, pas de caractère héréditaire. En bref, l’homosexualité ne figure plus aux côtés de la dépression, de la schizophrénie ou de la transidentité. Vous avez bien lu. La transidentité qui, elle, ne sera retirée de cette même liste qu’en 2019 !

 

 

1999 - Reconnaissance des couples et familles homoparentales

Ce n’est pas encore le mariage mais c’est une première reconnaissance ! Après une longue année de débat à l’Assemblée, 2161 amendements déposés en 2 jours et des échanges clivants et houleux dans l’hémicycle, le Pacs est promulgué le 15 novembre 1999. C’est un grand pas pour le droit des LGBT+ car il offre une première possibilité d’union pour les couples homosexuels et lesbiens en France. Il s’agit d’une union civile, au même titre que le mariage, qui permet d’organiser la vie commune de deux personnes majeures. 

 

2013 - Autorisation des mariages de couples de même sexe

Année historique pour les droits des LGBT+ en France. 2013 marque une des plus grandes avancées : le mariage pour tou.te.s. Le 23 avril 2013, le projet de loi ouvrant le mariage pour tou.te.s déposé par la ministre de la Justice de l’époque Christiane Taubira est définitivement adopté par l’Assemblée Nationale. Le Conseil Constitutionnel valide la loi moins d’un mois plus tard, le 17 mai 2013. Une date symbolique. Et historique !

 

Vincent et Bruno, premier couple homosexuel marié en France.

 

2013 - Autorisation d’adoption pour les couples mariés 

Ce même 17 mai 2013, le Conseil Constitutionnel valide également le droit à l'adoption pour les couples de même sexe mariés. Cette notion élargit le droit à l'adoption des couples homosexuels. Depuis 2008, les personnes homosexuelles célibataires, pacsées ou en concubinage sont en mesure d'adopter. En effet, un juge ne peut refuser une adoption au motif qu'un référent de l'autre sexe est absent. La raison : cela violerait les articles 8 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme qui interdisent la discrimination et proclament le droit à la vie privée et familiale.

 

 

2016 - Don du sang ouvert aux hommes homosexuels

1983. Entre transmission du VIH et affaire du sang contaminé, les hommes homosexuels et bisexuels sont interdits de don du sang. Pendant les 30 ans qui suivent, le combat des associations LGBT+ n'a pas cessé. Finalement, c'est en 2016 que le don du sang est ouvert aux hommes homosexuels et bisexuels. Seule exigence : douze mois d'abstinence. C'était la condition voulue par Marisol Touraine, ministre de la Santé de l’époque. Après de nouveaux mois de lutte des associations qui dénoncent une différence de traitement, ce même délai est abaissé à quatre mois en février 2020. 

 

Crédit photo : theconversation.com

Par Loïs Larges

Dernière modification le 18/06/2021 à 10h10

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