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Manon GUENOT : « qu’est-ce qu’il y a de plus beau, que de vivre de sa passion ? »

Publié le 14 septembre 2021

1888. Une grande année pour la photographie. C’est à cette date que George Eastman a révolutionné la photographie. Il a inventé le premier appareil photo portable. À cette découverte, les photographes professionnels étaient agacés que n’importe qui pouvait faire de la photo sans études. Mais aujourd'hui le métier de photographe redevient populaire.

 

Tout le monde peut se prétendre photographe. Pourquoi ? Car pas besoin de formation ni de diplôme pour l’être. En revanche, il est préférable d’avoir une formation pour réaliser de beaux clichés et présenter à son client de la qualité. 

Plusieurs possibilités de formation :  

- Formation en ligne
- CAP photographie
- BTS photographie
- École supérieur publique
- École des Beaux-arts 

Le photographe peut travailler dans plusieurs champs d’activité. Il peut être portraitiste, photographe d’art, prestataire pour les entreprises, photographe de presse ou encore technicien de laboratoire pour retoucher les photos.

La photographie avait été boulversée il y’a des années de cela. Mais un photographe amateur n’excellera pas dans ce domaine comme un photographe professionnel pourrait l’être. 

En 2021, la France compte près de 25.000 photographes. Ce nombre s’est accru de 37% depuis une quinzaine d’années. Ce métier est en perpétuelle augmentation mais ce métier reste fragile. Il est un métier d’art et donc peu de personnes exercent ce métier. 25.000 personnes sur 66 000 000 ça fait peu contre par exemple, 198 800 pompiers volontaires en France plus 41 400 pompiers professionnels.

 

Quelques questions posées à la photographe Manon GUENOT :

Manon GUENOT est une jeune photographie depuis bientôt 3 ans. Elle a étudié le cinéma à Paris et a déménagé dans les montagnes pour exercer le métier qui la fait vibrer. La photographie. 

 

Autoportrait de Manon GUENOT.

 

Odyssée DERAEDT : Avez-vous un diplôme ? Pour vous est-ce important d’en avoir un ?

Manon GUENOT : Avant tout, non, pour moi ce n’est pas important d’en avoir un. J’ai commencé la photo quand j’avais une dizaine d’années. Mon papa avait fait pendant longtemps l’argentique en professionnel. La photo était déjà une grande passion et quand le moment du choix du cursus était arrivé, j’avais peur de faire une école de photo. Les écoles apprennent à faire tes propres lumières. Beaucoup de lumières artificielles, beaucoup de studio et c’est ça qui m’a fait peur, je voulais rester dans mon art, dans ma pratique de la photo. Alors je me suis dirigé vers le cinéma et la vidéo.

 

O.D : Comment se passe votre travail ? Vous êtes à votre propre compte ?

M.G : Ça fait un peu plus de deux ans et demi que je travaille en tant que professionnelle et j’ai toujours été à mon compte. Après mes études de cinéma, j’ai eu un stage à faire, dans une boîte d’audiovisuel, et mon boss a vu que la vidéo n’était pas faite pour moi, alors il m’a poussé à créer ma micro-entreprise de photo. 

 

O.D : Combien de shooting dans le mois ?

M.G : Ça dépend. Par exemple, en mai j’ai déménagé et j’avais prévu de garder ce mois sans shooting pour bien avancer dans les cartons. En 48h mon mois de mai était complet. Mais ça dépend vraiment. Il y’a quelques semaines j’étais allée 5 jours à Lyon et j’ai fais 14 shoots. 

 

O.D : Pour vous, est-ce un métier de plus en plus populaire ?

M.G : Ce ne sait pas si c’est réellement un métier plus populaire, mais pour ma part je croise de plus en plus de gens qui ont envie de faire de la photographie. Et c’est super, c’est comme le cinéma, c’est des métiers de passion, des métiers d’art. Ça rassemble les esprits créatifs. Ça reste un métier qui inspire beaucoup. 

 

O.D : Que pensez-vous du métier de la photographie ?

M.G : Je peux en penser que du bien. C’est tellement un métier où tu peux mettre beaucoup de toi-même. Quand je travaille avec des marques, j’ai tout de même des contraintes à respecter mais ce métier reste personnel. Quand on devient photographe on a une signature. Je veux qu’on regarde mes photos et qu’on se dise : « ah c’est Manon ! » 

 

O.D : Que préférez-vous faire dans ce métier ?

M.G : Moi j’en vis, et je ne me sens pas bosser. Je suis spécialisée dans l’outdoor, dans les marques de sport type Salomon, et l’environnement compte. Je vis dans les montagnes alors je bosse avec des marques de montage et mon bureau est dehors, y a rien de mieux. C’est ouf de se lever à 4h du matin pour un lever de soleil et y photographier des chaussures. Donc c’est ça qui me fait vivre, me fait vibrer mais à côté je tenais quand même à garder mon côté purement artistique. Je fais beaucoup de portraits, de photo de mariage, de la grossesse…

 

O.D : Si vous deviez définir votre travail en quelques mots, lesquels seraient-ils ? 

M.G : Authentique. Vrai. Notamment pour du portrait. Je n’ai pas envie de mentir sur ce que je vais poster. Par exemple, un truc bête, la retouche de peau elle est très faible cher moi. Si j’ai une modèle qui arrive avec un gros bouton, je vais l’enlever parce que c’est quelque chose qui s’enlèvera avec le temps. Alors que si elle a des cicatrices je vais les laisser, je ne vais pas non plus lisser sa peau. J’ai envie de montrer le vrai.

Autoportrait de Manon GUENOT.

 

Par Odyssée Deraedt

Dernière modification le 14/09/2021 à 16h23

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