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Sécurité, égalité, LGBTQIA+

Publié le 5 mai 2021

 

Le 11 mars 2021, alors que des zones « sans idéologie LGBT » sont établies en Pologne, le Parlement européen déclare l’Union européenne zone de liberté pour les personnes LGBTQIA+. Roberta Metsoka et Terry Reintke, eurodéputées, ont défendu la proposition.  

Au Parlement européen, un seul sujet est dans toutes les consciences en ce jeudi : la communauté LGBTQAI+ en Europe. Face aux zones anti-LGBT présentes en Pologne, les eurodéputés défendent la mesure de déclarer l’Europe comme zone de liberté. En effet, l’eurodéputée allemande Terry Reintke appelait à l’égalité et la liberté des orientations sexuelles face aux députés polonais : « Vous nous traitez de fous, vous nous traitez de minorité sans importance, vous nous traitez de pervers, vous nous traitez d’idéologie, alors que tout ce que nous demandons c’est l’égalité ». Avec elle, c’est la démocrate maltaise Roberta Metsola qui défendait ses valeurs en rappelant qu’il « ne s’agit pas d’une communauté qui s’impose à une autre, il s’agit de nous tous ». Pierre Karleskind, autre député européen, plaidait la cause du fait « d’être un adolescent qui découvre son homosexualité ». Le Parlement a donc adopté cet article avec 492 voix pour, 141 contre ainsi que 46 abstentions. Une date symbolique est désormais entrée dans les esprits de la communauté LGBTQIA+.

La Pologne se soulève

La Pologne est aujourd’hui connue pour ses lois allant à l’encontre de la communauté LGBTQAI+. En 2020, 88 communes recensées se déclarent « zone sans idéologie LGBT ». Ces faits ne sont pas inhabituels. Dans la juridiction polonaise, les couples homosexuels ne sont pas non plus reconnus. Des tendances surtout imposées par l’Eglise qui a publié un Episcopat de 27 pages. Dans ce même document, sont proposées des thérapies pour retrouver une orientation sexuelle « normale ». Opposé à cela, beaucoup de manifestations s’organisent à Varsovie, afin d’obtenir une justice pour la communauté. Le maire de la capitale, Rafal Trzaskowski, avait d’ailleurs signé une charte LGBT avec des associations de défense. Cette charte prévoyait des refuges pour les personnes discriminées selon leurs orientations, une éducation portée sur ces questions ou encore des statistiques retraçant des atteintes homophobes. Mais beaucoup, en politique, ont critiqué cette signature. Parmi eux, le parti PiS, conservateur et eurosceptique. Andrzej Duda, l’actuel président polonais, en est issus. 

L'Europe s'emmêle

En Union européenne, les droits des LGBT ont été écrits il y a une trentaine d’années. En 1988, c’est le premier pas vers l’acceptation. La Cour Européenne des Droits de l’Homme dépénalise l’homosexualité. En 1999, c’est l’interdiction de la discrimination basée sur l’orientation sexuelle qui est interdite. Les mentalités des citoyens européens sont aussi favorables à l’acceptation des différentes orientations. C’est le cas notamment de l’homosexualité que 88% des espagnols, 80% des tchèques et 77% des français acceptent. Certains pays ont aussi mis en place une protection constitutionnelle pour les personnes LGBT comme le Portugal. A l’opposé, des pays comme la Moldavie, l’Italie ou le Danemark ne détiennent qu’une protection dans le milieu du travail pour les personnes LGBTQAI+.

Noé

Crédit photo : komitid

Par Sarah Ouaddi

Dernière modification le 18/06/2021 à 10h22

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