Culture

La Sylphide : retour sur ce ballet intemporel

Publié le 30 octobre 2023

Du 20 au 29 octobre, le Ballet de l’Opéra national du Capitole (Toulouse) présentait La Sylphide d’August Bournonville (1836), version postérieure de quatre ans à l’originale. Malgré la place étudiante et donc, le placement douteux, j’ai passé un super moment à découvrir cette histoire dont j’avais tant entendu parler. Retour sur cette représentation.

 

La Sylphide, ça parle de quoi ?

Nous suivons ici James, un Écossais qui doit se marier avec Effie, une jeune paysane. Mais durant une nuit, une sylphide lui apparaît, comme un rêve, et son amour est si fort pour elle qu’il en devient, lui, bien réel. Mais inlassablement, cette sylphide lui apparaît pour mieux disparaître ensuite, et James va alors tout mettre en oeuvre pour ne plus la laisser s’échapper. Mais c’était sans compter sur la présence de Madge, une sorcière diseuse de bonne aventure et Gurn, un jeune paysan amoureux d’Effie, qui ne vont pas rendre sa tâche facile.

La mise en scène

Mis en scène par Dinna Bjørn chargée de la restitution de la chorégraphie originale, le ballet est découpé en deux actes. Dans le premier, nous sommes dans une vieille demeure où se succèdent James, Effie et leurs amis, entre autres, venus les aider pour les préparatifs du mariage. Le décor est complexe, les tenues de scène se résument à des tenues écossaises et les danseurs interprètent l’histoire entre théâtre et danse classique. C’est, je l’avoue, ce qui m’a le plus plu dans cette première partie : sans s’être nécessairement informé sur le synopsis du ballet, nous pouvons facilement comprendre de quoi parle celui-ci.

Après un entracte d’une vingtaine de minutes, le second acte débute et nous sommes là plongés dans une espèce de forêt enchantée, où Madge et ses amies sorcières partagent la scène avec les nombreuses sylphides qui y vivent ainsi que James, venu chercher sa bien-aimée. Cette deuxième partie, plus dansée à mon goût, a été ma préférée. Les sylphides nous apparaissent comme des rêves à nous aussi, avec leurs tenues plus blanches que neige et leur grâce inégalable.

Les danseurs du Ballet de l’Opéra national du Capitole ont tous été extraordinaires, et malgré les quelques petites erreurs de placement (qui suis-je pour juger, moi qui ai la souplesse d’un balai et la grâce d’un rocher), nous avons été plongé dans l’histoire du début jusqu’à la fin, c’est même passé beaucoup trop vite. Quelques mots également pour les musiciens qui ont été grandioses et qui nous ont permis de rêver encore plus, on les oublie trop souvent.

Je ne vous dirai pas comment finit le ballet, au cas où vous voudriez avoir la surprise si jamais vous avez l’occasion d’aller le voir, ce serait bien trop cruel ;)

Je vous invite donc fortement à aller découvrir cette jolie histoire, ou même à découvrir n’importe quel ballet qui vous donne envie, c’est une super expérience !

Par Chloé Barlaud

Dernière modification le 01/11/2023 à 16h36

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